Les Oiseaux au Jardin
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Observation des oiseaux
l'Union québecoise de réhabilitation
des oiseaux de proie (UQROP)

présente à Saint-Jude

"Chouette à voir"

875, rang Salvail Sud
(514) 345-8521 (poste 8545)
du 24 juin au 3 septembre
du mercredi au dimanche
de 10h à 16h30
Démonstrations: 11 h et 14h

Tarifs: adultes 6$, enfants 4$

À St-Jude, depuis déjà 5 ans, l'Union québecoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) présente «Chouette à voir». Une vingtaine d'espèces d'oiseaux de proie vivants et indigènes se donnent en spectacle deux fois par jour chaque fin de semaine de l'été.

Les visiteurs, assis à l'extérieur, admirent les oiseaux qui, entrainés, survolent la forêt jusqu'à La scène naturelle. Les oiseaux volent au-dessus des gens, sans attaches. Une dizaine d'oiseaux de proie sont ainsi présentés au public.

«Il faut éduquer les gens sur la nature de ces oiseaux. Il est important de les conserver dans la nature. Ce sont eux qui contrôlent les parasites et les rongeurs. Ce sont des prédateurs. Ils ne s'attaquent pas aux humains», souligne la directrice de l'éducation de la faculté de Médecine vétérinaire de l'Université de Montréal à Saint-Hyacinthe, Maude Thioreau.

Notons que tous les oiseaux observés pendant la présentation sont gardés en captivité dans un enclos caché au milieu de la forêt.

«Chaque année, les agents de la faune du Québec nous amènent environ 300 oiseaux de prois. Ils reçoivent des soins à la faculté de Médecine Vétérinaire. Près de la moitié sont remis en liberté, mais ceux qui survivent aux soins et qui ne peuvent pas être remis en liberté sont entrainés pour le programme éducatif», explique Mne Thioreau.

Le premier à faire son numéro est la crécerelle d'Amérique c'est le plus petit faucon nord-américain. Ensuite on peut observer une buse à queue rousse attraper une proie en plein vol avec ses pattes et ensuite piquer du nez jusqu'à une proie aperçue au sol.

Ce sont des oiseaux habitués aux humains et qui n'ont jamais appris à chasser», raconte l'animatrice.

L'on découvre l'histoire de chaque oiseau gardé en captivité. Par exemple, le grand duc d'Amérique n'a qu'un seul oeil, car lorsqu'il était bébé, il est tombé en bas de son nid.

«Les hiboux préfèrent emprinter un vieux nid au lieu d'en construire un. Puisque le grand duc étail blessé, nous avons dû lui enlever un oeil. De plus il entend mal et ne vole pas bien. C'est pourquoi nous ne pouvons pas nous permettre de le remettre en liberté», raconte l'animatrice.

Entre autre les gens peuvent voir un harfang des neiges, l'emblème du Québec et un pygargue à tête blanche, l'emblème des États-Unis.

D'autres oiseaux de proie, plus sauvages, peuvent être observés à l'intérieur des dix volières de réhabilitation. C'est là que sont installés les oiseaux nécessitant une période de réhabilitation avant d'être admissible à leur remise en liberté.

«Ils sont entrainés au vol et ensuite relâchés», souligne Mne Thioreau.

Dans ces volières, on peut observer un couple de harfangs des neiges et leurs quatre bébés. Les petits seront remis en liberté, mais les parents sont handicapés à vie.

Une chouette, frappée par une voiture, sera aussi remise en liberté.

Notons qu'une immense volière permet aux aigles et grands ducs de faire un peu de physiothérapie.

Les adaptations de ces oiseaux sont expliqués au kiosque animé. Des statistiques et des anecdotes sont aussi présentées aux visiteurs.

Pour ceux qui souhaitent s'aventurer en forêt, des sentiers d'interprétation sont aménagés. Encore là, des volières sont installés en forêt.

rejeangenest@hotmail.com
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Page 1 -- Révisé -- 19 janvier 2002